Aujourd’hui en France, là où il est implanté, le black bass subit une forte pression de pêche et la pratique du no-kill rend sa traque de plus en plus difficile.

Dans les régions où il est peu présent, certaines croyances persistent…

On entant encore dire que ce poisson est un poisson d’eau chaude et qu’il ne s’acclimaterait pas à des températures basses ; alors qu’en hiver en Amérique du nord les pêcheurs arrivent à le capturer sous la glace…

Certains affirment que le black bass est une « nouvelle » espèce importée qui n’a pas lieu d’être là. Alors que le black bass est présent dans les eaux françaises depuis la fin de 19ème siècle; bien avant le sandre par exemple…

Bref; ces faux arguments ou cette méconnaissance illustrent surtout l’absence de réelle volonté de développer ce poisson.

Nous sommes convaincu que ce poisson a sa place dans la diversité du réseau hydrographique français et qu’il peut constituer de vrais cheptels  n’ayant rien à envier à d’autres pays. Nous décidons donc de chercher un endroit dans l’hexagone où notre poisson fétiche aurait pu arriver depuis plusieurs décennies et dans lequel, oublié de l’homme, il se serait autogéré.

Pas un plan d’eau privé, où le propriétaire soutient régulièrement la population et la protège.

Nous voulons voir, si livré à lui même pendant plusieurs décennie, le black bass avait pu réellement se développer, s’acclimater, s’adapter et cohabiter avec les autres espèces. Un endroit où le black bass a été livré à lui même pour sa survie.

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Nous avons pensé que la Camargue était l’endroit le plus approprié à notre expérience; un dédale de canaux et de plans d’eau sauvages et difficile d’accès.

C’est un espace terrestre de près de 150 000 hectares situé géographiquement entre les deux bras principaux du delta du Rhône et de la mer, mais que l’on peut étendre à l’est jusqu’à la plaine de la Crau, à l’ouest jusqu’à Aigues-Mortes et au nord jusqu’à Beaucaire.

Cette région sauvage n’est pas pour autant peuplée uniformément de black bass.

Dans certains endroit les niveaux changent rapidement et la salinité de l’eau peut elle aussi varier…

Il nous faut donc prospecter pour trouver le bon spot.

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Après deux jours à faire nager nos leurres sans aucun résultat, nous accédons à un nouveau canal. Au premMilieuier abord il n’a rien de plus que les autres… Quelques bass sont bien présents mais pour l’instant rien de transcendant!!!

Il est midi en plein moi de juillet, quand Mathieu voit sortir des nénuphars un groupe de poisson avoisinant les 2 kg…

C’est à partir de cet instant que cet endroit va devenir pour nous « un spot pas comme les autres »…

Au cours de cette journée nous prendrons une dizaine de bass de plus de 50 dont un doublé de plus de 55cm pour Mathieu… Simplement énorme!!!

Mathieu doublé black bass

Après cette journée riche en émotion, nous nous demandons si il s’agit simplement d’un moment de frénésie où avons nous trouvé une réelle population vierge de toute pression de pêche. Les bass ont-ils gardé leur caractère agressif originel? Au vu de la taille des poisons capturés, il est sûr qu’il s’agit de vieux poissons, mais sont ils sédentaires?

Nous décidons donc de revenir sur ce spot 8 mois plus tard; en mars.

Nous choisissons cette période car elle est généralement plus propice à la capture des gros sujets. Ils sortent de l’hivers en quête de nourriture et de protéines avant de se concentrer sur le renouvellement de leur espèce.

Nous préparons donc notre nouvelle expédition en concevant des leurres spécifiques à la typologie du lieu; un shad et un glide bait…

Malgré la fraîcheur et le vent nous parvenons à prendre autant de poissons que la première fois avec des tailles comparables!!! La preuve est donc faite que ces bass sont bien implantés et qu’ils ont réussi à se développer pour atteindre une taille moyenne exceptionnelle.

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La Camargue est sans doute le dernier « el dorado » Français où les black bass peuvent se développer dans un biotope idéal, tout en subissant une pression de pêche relativement faible, ce qui fait que leur comportement vis-à-vis des leurres reste intact… Mais la Camargue c’est surtout la preuve que le bass peut avoir une réelle chance de ce développer en France, que ce poisson considéré comme le poisson de sport numéro un dans le mode a aussi sa place dans les eaux hexagonale, que le travaille de black bass France et de certaines AAPPMA pour développer ce poisson n’est pas une utopie…

Enfin, suite à la diffusion du film Seasons consacré à cette quête de plusieurs mois, nous avons été très sollicité par de nombreux pêcheurs en demande de sensation et de rencontre avec ce combattant magique qu’est le bass… Un signe parmi tant d’autres, qui prouve que les personnes qui osent affirmer que ce poisson n’est pas un poisson porteur font preuve d’ignorance ou peut être simplement de mal honnêteté…

C’est donc l’envie de comprendre pourquoi ce poisson a temps de succès au quatre coins de la planète, l’envie de comprendre et de s’immerger dans la culture bass qui nous a amené à traversé l’Atlantique quelques mois après pour revenir au source… et découvrir la pêche sur Caddo Lake et sur Toledo Bend, de rencontrer un professionnel du circuit BASS ou d’aller faire du shopping dans un Bass Pro shops

En fait, la Camargue c’est là où l’aventure Planet’Bass a réellement commencée…

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