Planet'Bass

Pour ce 3ème voyage et 3ème film pour Seasons, nous voulions aller attraper les bass parmi les plus sauvages de la planète…

Après des mois de recherches et d’investigations, nous avons jeté notre dévolu sur lac Mteri (Prononcé : « Météri ») au Zimbabwe.

C’est bel est bien à partir de cette simple décision que l’aventure et le voyage ont commencés!

En comparaison de destinations plus classiques, décider de ce rendre au Zimbabwe vous plonge immédiatement dans un labyrinthe administratif et organisationnel et les 6 mois de préparatifs pour cette expéditions n’ont pas été de tous repos.

D’autant que pour se rendre sur le lac Mteri, le voyage se décomposera en 15heures d’avion pour joindre Paris à Johannesburg sans compter les 4h00 d’escale à Abu Dhabi. Puis d’Afrique du Sud, 12h00 de route pour se rendre au Zimbabwe au bord du lac Mteri en passant la frontière entre ces deux pays.

Alors pour ceux qui souhaiterait tenter l’aventure, voici donc notre petit retour d’expérience.

La période

On a tendance à penser qu’en Afrique il fait toujours chaud, qu’on peut y aller toute l’année avec une valise simplement remplie de shorts et de t-shirts! Hors, au Zimbabwe et comme dans les autres pays de l’Afrique australe, il y a bien 2 saisons!

La saison humide ou l’été, qui s’étale de novembre à mai. Pendant cette période, la chaleur est torride et le climat est humide. Les conditions de pêches ne sont pas les plus favorables d’ailleurs. Pour exemple la température du lac Mteri peut monter jusqu’à 36°C pendant cette période!!!

En revanche, en hivers ou saison sêche (de mai à novembre) les températures sont beaucoup plus tempérées. Les températures extérieures sont comprises entre 8 et 30 degrés et l’eau oscille entre 19 et 23°C. Des conditions idéales pour le poisson et pour le pêcheur. Par contre, il va falloir se gratter un peu plus la tête pour constituer ses bagages.

Billet d’avion et compagnie aérienne

Après pas mal de simulations, de comparaisons et de discutions avec les compagnies aériennes qui desservent cette région du monde. Nous avons fait le choix de partir avec ETIHAD AIRWAYS. Pas pour la beauté des hôtesses, mais plutôt parceque les tarifs sont compétitifs. Cette compagnie autorise en soute 2 bagages de 23kg dont un bagage pouvant être un tube de cannes de moins de 2.5m  sans payer plus cher; ce n’est pas le cas de toutes les compagnie aériennes… Petit conseil ;  dès la réservation des billets, téléphoner à la compagnie pour les prévenir de la présence d’un tube de cannes parmi les bagages et demander de le faire apparaitre sur votre réservation. Ca évite pas mal de discutions au moment de l’enregistrement des bagages.

Choix du guide

A notre connaissance il n’existe pas d’agence de voyage qui desserve cette destination; nous avons donc fait confiance à un guide local expérimenté et si nous devions repartir au Zimbabwe, nous repartirions avec Wildsky Adventures les yeux fermés!

Ig le responsable, nous a accompagné du début à la fin de notre séjour avec une organisation et une connaissance du pays sans faille.

Avec Ig Cordier de Wildsky-Adventures

Pour plus de renseignements ne pas hésiter à les contacter en message privé sur leur page Facebook!

Visa

Le premier réflexe a d’abord était de contacter par téléphone l’ambassade du Zimbabwe à Paris. Mais après la conversation téléphonique, les informations transmises par email n’était plus vraiment les mêmes… Ce qui ne nous a pas réellement mis en confiance et l’idée d’envoyer notre passeport par la poste ne nous a pas semblé être la solution la plus fiable…

Nous sommes donc passés par le site internet Action visa.

Une solution pratique, rapide et efficace ; même si le tarif du visa est majoré, (100€ au lieu de 70€)  ça reste une excellente solution pour s’éviter certains tracas administratifs et d’aborder le chapitre « Visa » avec une certaine sérénité.

Il est normalement possible de prendre son visa pour le Zimbabwe directement au poste de frontière. Mais honnêtement, il vaut mieux passer rapidement ce genre d’étape pendant un voyage de pêche…

A noter que les ressortissants français n’ont pas besoin de visa pour rentrer sur le territoire sud africain.

Vaccins et Médocs

Cette étape débute généralement par une recherche sur Google et là c’est le drame tellement la liste des maladies potentiellement présentes en Afrique est longue; chikungunya, choléra, fièvre jaune, dengue, hépathite A, hépathite B, rage, typhoïde… Mais rien ne sert de prendre rendez-vous chez son médecin pour lui demander la batterie complète de piqûres. D’une, parce que les médecins généralistes ne sont pas forcément les mieux renseignés sur les risques et les parades pour ce genre de destination. Mais aussi parce que les risques d’expositions à telle ou telle maladie ne sont pas identiques sur tout le continent africain. Enfin, parce que le risque d’exposition dépend aussi de la typologie du séjour. En plus, il faut savoir que le coût moyen pour chaque vaccin et d’environ de 80€ non remboursé par la Sécu…

La bonne pratique est donc de prendre rendez-vous dans le  Centre de vaccinations internationales le plus proche. Un médecin spécialisé dans la vaccination dite « du voyageur » va vous préconiser les vaccins adaptés, vous prodiguer quelques conseils et vous fournir une ordonnance pour constituer une trousse de premier secours, des moyens de lutter contre une potentielle tourista, une armada de moyens de défense contre les moustiques et le traitement contre le paludisme. Là encore il va falloir se délester d’environ 90€ à la pharmacie!

En se rendant un centre de vaccination international, le médecin vous délivrera un certificat international de vaccination. Ce document est à concerner précieusement car pour rentrer dans certains pays du monde il est obligatoire parce qu’il atteste de la validité des vaccins. Il n’est pas obligatoire pour rentrer au Zimbabwe.

Passeport et Certificat International de Vaccination

A noté que la vaccination contres les différentes maladie précédemment sitées n’est pas obligatoire pour rentrer au Zimbabwe, mais il vaut mieux suivre les conseils des médecins spécialisés dans la vaccination du voyageur.

De gauche à droite et de haut en bas ; adaptateurs types M, D, G et A

Prise électriques

Alors là, nous n’avons toujours pas compris grand chose…

Entre l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et les prises électriques dans l’avion; il faut prévoir une collection d’adaptateurs pour éviter les mauvaises surprises. Au Zimbabwe et en Afrique du Sud plusieurs prises électriques sont utilisées. Alors pour ne pas se retrouver dans l’incapacité de recharger son smartphone ou les batteries de son Deeper mieux vaut partir avec des prises type M, D et G.

Banque

La monnaie officielle du Zimbabwe étant le dollars US; pas de problème pour faire du change auprès des banques. En revanche, si comme nous le voyage passe par l’Afrique du Sud, la monnaie étant le Rand sud africain; il est difficile pour ne pas dire impossible de partir avec du cash. Il faudra donc retirer sur place ou payer avec sa carte.

Une semaine avant de partir penser à contacter votre banque pour demander une mise en exception de votre carte. Cette opération va permettre de débloquer le temps de votre voyage un découvert autorisé mais aussi de prévenir le service fraude de votre voyage… Car un débit par carte dans un pays comme le Zimbabwe ou même l’Afrique du Sud peut se retrouvé bloqué par la banque pour suspicion de fraude…

Assurance

Avant de partir, il vaut mieux vérifier qu’on possède bien une assurance qui couvre tous les pépins potentiels et surtout un rapatriement. Concernant l’assurance rapatriement certaines cartes bleue (voir les closes…) ou même l’assurance du billet d’avion couvre…

Voilà, nous avons fait une revue non exhaustive des points a traiter avant de partir.

Tout est prêt pour le départ!!

Bon voyage!

 

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La frog a été un des leurres indispensable lors de notre tournage en Louisiane pour Seasons!

Dès notre première session de pêche sur le lac de Toledo Bend, Harold Allen notre Guide, nous présente la frog comme le leurre à gros poisson du moment! Écoutant ses conseils, nous capturons nos premiers bass américains avec cette technique.

Quelques jours plus tard, dans les marais de Louisiane, Mathieu capture un bass de près de 3kg, toujours à la frog…

La rencontre avec des pêcheurs pratiquant régulièrement cette technique nous a donc permis d’en percer certains secrets.

Mais pour aborder le « frog game », il faut différencier deux types de grenouille; celles en plastique souple et celles avec un corps creux.

frog

Les nénufs; le paradis de la Frog!!!

Les grenouilles en plastique souple :

DSC_0015-2Ce modèle de grenouille est bien entendu utilisé pour prospecter des covers très denses tels que les tapis de nénuphars, mais il est  aussi utilisé dans  des zones de shallow où la végétation est un peu plus clairsemée.

Le leurre souple est armé d’un hameçon texan plombé sur la hampe (type Gamakatsu weighted superline EWG). Le lest sur l’hameçon permettra simplement d’équilibrer le leurre quand il nage.

Pour utiliser ce leurre souple ; il suffit simplement de le ramener linéairement canne haute afin que votre fil ne touche pas l’eau.

La récupération idéale consiste à trouver la vitesse minimale qui permet aux pattes de « flapper » en surface. Ensuite il faut bien entendu adapter la vitesse de récupération en accélérant si les bass réagissent ainsi.

On appelle ça du buzzing frog!

Le buzzing frog va donc nous permettre de couvrir de grandes étendues d’eau ou d’herbiers…

Ainsi, on préfèrera utiliser ce type de grenouille quand le ciel est voilé. Car quand il n’y a pas trop de luminosité, les poissons vont être disséminés un peu partout sur le plan d’eau. Il est donc nécessaire de prospecter un maximum de surface à la recherche de poissons actifs.

De plus, l’action de buzzing créée par les pattes lors de la récupération, rendra ce leurre redoutable quand une brise vient rider la surface de l’eau. Cela permet au leurre d’être capté de loin.

En résumé;

Végétation  éparpillée + Vent + Ciel couvert = Grenouille souple en buzzing

Les grenouilles à corps creux:

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Physiquement ce type de frog possède un corps en plastique creux, une tête plutôt fuselée pour passer au mieux à travers la végétation, et des pattes constituées de lanières élastiques. Ce modèle de grenouille sera utilisé pour prospecter des covers très denses.

On privilégiera ce modèle les jours de grand soleil, car les gros bass qui craignent la luminosité se positionneront à l’ombre. Ainsi, passer une proie potentielle juste au dessus de leur tête peut déclencher de violentes attaques réflexes!

Pour utiliser ces frogs, pas besoins de rajouter quoi que ce soit, il suffit de les monter directement sur la ligne et de pêcher avec.

Concernant la récupération, ce modèle étant flottant, on peut le récupérer de façon linéaire, faire des poses donner des à-coups… Bref ; on peut tout faire!

Et même lui donner une animation en « walking the dog »!

DSC_0003-2D’ailleurs, la petite astuce de Doug pour accentuer ou faciliter l’animation en « walking the dog » consiste à raccourcir une des deux pattes de la grenouille de 1cm… testé et approuvé par Mathieu avec la capture d’un joli bass de 56cm en plain milieu des marais de Louisiane.

Une autre petite modification de votre frog consiste à réaliser un trait au marqueur noir sous le ventre de votre leurre. Pour le poisson qui regarde la grenouille par en dessous, ce trait va permettre d’accentuer l’effet visuel du mouvement.

Enfin, pour optimiser le ferrage, il faudra à l’aide d’une aiguille chauffée, réaliser un petit trou sur la tête ou entre les deux pattes. Comme cela, lors du ferrage l’air emprisonné dans la grenouille pourra plus facilement s’échapper pour libérer la pointe de l’hameçon.

Dans cette famille de grenouille, on va trouver des modèle « hybrides » qui permettent des actions de popper, de crawler ou même de crank. C’est modèles ne pourront pas être utilisés dans un tapis végétal dense. Il faudra préférer de la végétation parsemée ou se contenter des trouées.

Dans tous les cas, cette famille de leurre possédant un corps creux, de l’eau va s’y infiltrer au fil des lancés. Il faudra donc penser à évacuer cette eau en appuyant vivement sur le corps de la frog. Trop d’eau à l’intérieur aura tendance à faire couler le leurre, mais surtout, cela risque de poser des problèmes au ferrage ; l’eau étant incompressible le plastique ne pourra plus s’aplatir pour libérer l’hameçon…

Concernant le choix du matériel à utiliser, il faut bien prendre en compte qu’on risque de devoir extirper de gros poissons d’une végétation dense, et en plus avoir un ferrage puissant pour piquer les hameçons très forts de fer! Ainsi pour la canne, nous avons une préférence pour des actions XH; Mathieu pêche donc à la frog avec une canne Biwaa THE DIVINATOR 76XH et Jean-Philippe lui utilise une Sakura Furiozza frc 702 XH.

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Pendant la période estivale, les orages créés chez les bass une très forte activité de surface!

Concernant la ligne, l’emploi de la tresse est incontournable…  Elle va permettre de découper la végétation et surtout d’avoir un ferrage efficace ! Attention au manque d’élasticité de la tresse, il faut bien veiller à rendre correctement la main lorsque le bass se saisi de la grenouille. Car quand on pêche à la frog, il faut faire preuve de sang froid et rendre la main  pour laisser le poisson se retourner avant de ferrer.

Ne surtout pas ferrer la touche!

De retour dans l’hexagone, et mis en confiance par l’expérience américaine de la pêche à la frog, nous avons voulu mettre à profit cette technique. Nous avons pu nous rendre compte que son efficacité n’était pas une exception américaine… Cette technique peu employée par les pêcheurs français, nous a permis de capturer dans nos eaux des bass tout au long de l’année!

Ainsi, nous avons eu un réel coup de cœur pour la frog  Sakura Queen Rana.

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Pas de problème de ferrage ; même les petits bass parviennent à se saisir de la Queen Rana!!!

Cette grenouille est vraiment adaptée à la pêche à la frog en France!

Son corps est moins long que les grenouilles américaines, et  la souplesse du plastique ainsi que l’hameçon simple fin de fer permettent de l’utiliser avec une canne H sans problème de ferrage! En plus, pas besoin de lui faire des trous!

Enfin, si vous avez envie de tester la pêche à la frog et que vous vous retrouvez perdu devant un rayon à ne pas savoir quel coloris choisir;  c’est simple, 2 coloris de frog sont suffisants.

En fait, par coloris on devrait plutôt parler de la couleur du ventre; car c’est bien la seule surface que le poisson va voir. Alors disons qu’un ventre blanc ou clair et un noir ou foncé suffisent à couvrir 90% des situations…

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